Troisième assemblée générale Extinction Rébellion Ville de Québec

Bonjour à tous,

le monde doit changer et nous devons penser à comment le faire. Les luttes sont vastes et globales, lors de nos deux premières assemblées nous n’avons pu trouver le temps de statuer sur tout.

Le dimanche 8 mars à 15h, nous tiendrons notre troisième assemblée, qui on l’espère permettra passer sur les propositions restantes, mais aussi de discuter plus amplement des revendications de Extinction Rébellion Ville de Québec.

Le lieu de la rencontre sera de nouveau à l’Université Laval, au pavillon Charles de Koninck, salle 1243.

Durant cette fin de semaine, il y également la fête des semences au pavillon Desjardins, kiosques, conférences; plein d’activité à faire avant de venir en AG 😉

Au plaisir de vous y voir !

Amour et rage,

Équipe XRVQ

XRVQ occupe le bureau de circonscription de Jean Yves Duclos

Le message à Jean-Yves Duclos: STOP TECK et COASTAL GASLINK

Le 13 février 13h30, XRVQ est allé dire à notre député libéral fédéral de Québec M. Jean-Yves Duclos de se prononcer contre le projet Teck Frontier à la fin février : la plus grosse mine de sables bitumineux jamais construite.

La crédibilité de votre gouvernement est en jeu; on ne peut sérieusement prétendre vouloir atteindre la carboneutralité d’ici 2050 et à la fois enfoncer davantage le Canada pour 41 ans encore dans des secteurs voués à disparaître!
“Échec à Teck”

De plus, de graves violations des droits de la nation Wet’suwet’en sont perpétrées en complicité avec votre gouvernement, alors que la GRC a arrêté illégitimement des membres de cette nation pour laisser libre court à la construction d’un pipeline de Coastal GasLink. Déloger les Wet’suwet’en de leur territoire pour faire place à un pipeline démontre que le gouvernement fédéral ne travaille pas dans l’intérêt du public, il travaille dans l’intérêt des corporations!!
“Pas de consentement? Pas de pipeline!”

Pour aider les Wet’suwet’en : https://bit.ly/2uHnT8Q
#WetsuwetenStrong #ÉchecÀTeck #RejectTeck

Envoyez une lettre à Justin Trudeau pour renoncer à TECK FRONTIER: https://bit.ly/31WHgXK

Lettre à Jean-Yves Duclos: Prenez vos responsabilités!

LE GOUVERNEMENT FÉDÉRAL DOIT ABANDONNER LES PROJETS TECK FRONTIER ET LE PIPELINE DE COASTAL GASLINK EN TERRITOIRE WET’SUWET’EN

Lettre remise lors de l’occupation de son bureau le 13 février 2020 par XRVQ

QUÉBEC, le jeudi 13 février 2020

L’honorable Jean-Yves Duclos, C.P., député
Président du Conseil du Trésor
Chambre des communes
Ottawa (Ontario)
K1A 0A6

Monsieur le Ministre,

L’été dernier, votre gouvernement a officiellement déclaré l’urgence climatique au pays. Vous avez également décidé de surpasser les cibles de l’accord de Paris en promettant à tous les Canadiens, le 5 décembre dernier lors du discours du trône,  que le Canada atteindrait la carbo-neutralité d’ici 2050. Le premier ministre Justin Trudeau a également affirmé qu’aucune relation n’était plus importante à ses yeux que celle du gouvernement canadien avec les Autochtones, et s’est engagé à faire de la réconciliation avec les peuples autochtones son cheval de bataille.

Les Canadiens s’attendent maintenant à ce que vous preniez les actions audacieuses nécessaires à l’atteinte de vos déclarations. 61% des Canadien.ne.s appuient la résolution du gouvernement de limiter les changements climatiques, même si cela impliquait que l’économie en souffre [1]. 72% de ceux-ci sont en accord avec les jeunes qui revendiquent aujourd’hui une lutte sérieuse contre les changements climatiques. [2]. Lors des dernières élections fédérales, le deux tiers des électeur·trice·s canadien·ne·s votaient pour un parti qui avait identifié cette même lutte comme une priorité. [3]. L’enjeux climatique ne peut plus être ignoré, et des changements drastiques s’imposent. 

Deux opportunités clé s’offrent en ce moment à votre gouvernement pour démontrer son sérieux dans sa reconnaissance de la crise climatique et des droits des nations autochtones. D’une part, de graves violations des droits de la nation Wet’suwet’en sont perpétrées en complicité avec votre gouvernement, alors que la GRC a arrêté illégitimement des membres de cette nation pour laisser libre cours à la construction d’un pipeline de Coastal GasLink. D’autre part, d’ici la fin du mois de février, votre gouvernement devra trancher sur le sort du méga projet de sables bitumineux Teck Frontier, en Alberta.

Si ces deux projets sont autorisés à aller de l’avant, ils causeront des destructions irréversibles d’écosystèmes précieux, soumettront une fois de plus des membres des Premières Nations à la violence coloniale et contribueront à attiser les flammes du réchauffement climatique. 

Il est inconcevable que ces projets soient considérés comme étant dans l’intérêt du public. Les Premières Nations qui seront gravement affligées par ce projet ne font-elles pas partie du public dont vous êtes sensé défendre l’intérêt? En 2018, le GIEC n’a-t-il pas estimé que pour donner au monde 50% de chances de maintenir les conséquences du réchauffement climatique sous un niveau jugé sécuritaire, la production de pétrole devait être réduite de façon drastique et rapide? Si vous ne travaillez pas dans l’intérêt du public, de TOUS les publics, et que vous ne protégez pas nos perspectives de survie à moyen et long termes, pour qui travaillez vous?

La crédibilité de votre gouvernement est en jeu; on ne peut sérieusement prétendre vouloir atteindre la carboneutralité d’ici 2050 et à la fois enfoncer davantage le Canada dans des secteurs voués à disparaître.

Il y aura un prix fort à payer si votre gouvernement décidait d’approuver Teck Frontier et de criminaliser les résistants Wet’suwet’en et leurs alliés. Le Canada perdrait définitivement ses prétentions de leader climatique international, et votre gouvernement aurait des comptes à rendre s’il abdique à protéger l’avenir de nos enfants. Nous ne laisserons pas votre gouvernement expulser nos frères et soeurs Wet’suwet’en de leur territoire, et nous ne laisserons pas les industries fossiles compromettre la vie sur terre.

Monsieur Duclos, les canadiens, les québécois, les jeunes comptent sur vous pour bloquer Coastal GasLink et Teck Frontier.

[1] https://www.ledroit.com/actualites/politique/environnement–les-canadiens-en-faveur-de-mesures-en-depit-de-leconomie-96103829132ed61f918971f9b63b443e
[2] https://enjeu.qc.ca/trois-quarts-canadiens-appuient-les-jeunes/
[3] http://copticom.ca/2019/11/07/les-deux-tiers-des-canadien-ne-s-en-faveur-de-la-poursuite-ou-de-lintensification-de-laction-climatique/

Extinction Rebellion Ville de Québec 

Projet minier Teck Frontier : au carrefour de la crise climatique

La Presse: Publié le 07 février 2020 à 5h00 : https://bit.ly/2uNtMS6

PHOTO TIRÉE DU SITE INTERNET DE TECK RESOURCES
« Ce projet serait à lui seul responsable de l’émission de 4,5 millions de tonnes de CO2 chaque année », écrit Geneviève Dorval.
Geneviève Dorval

GENEVIÈVE DORVAL
MILITANTE ENVIRONNEMENTALISTE ET MEMBRE XRVQ

D’ici la fin du mois, le gouvernement fédéral doit trancher sur le sort de ce qui pourrait devenir la plus grande mine de sables bitumineux jamais réalisée au Canada.

Alors que le premier ministre de l’Alberta Jason Kenney est pressé de voir ce projet aller de l’avant, des protestations s’élèvent d’un bout à l’autre du pays, d’une part pour dénoncer la destruction qu’il causerait ainsi que sa contribution aux émissions de gaz à effet de serre, et d’autre part pour remettre en question sa viabilité économique et le fait qu’il serait dans l’intérêt des Canadiens.

L’automne dernier, un panel d’évaluation constitué de l’Agence canadienne d’évaluation environnementale et de l’Alberta Energy Regulator recommandait la réalisation du projet Frontier, par la société minière canadienne Teck Resources.

Si elle était développée, la mine s’étendrait sur 24 000 hectares (environ deux fois la superficie de la ville de Vancouver) et permettrait à terme d’exploiter 260 000 barils de pétrole par jour. Ce projet serait à lui seul responsable de l’émission de 4,5 millions de tonnes de CO2 chaque année.

Le rapport du panel prévoit que Frontier entraînera la destruction permanente de forêts anciennes, d’habitats de poissons et de milieux humides riches en biodiversité qui couvrent près de la moitié du site. Les communautés autochtones Dene et Cri des environs devront également en subir les conséquences et risquent de perdre à jamais leurs savoirs traditionnels liés aux activités de subsistance sur le territoire perdu. Le panel rapporte des conséquences « irréversibles et de grande ampleur ».

Malgré cela, le rapport recommande la réalisation du projet en prétextant que les bénéfices l’emporteraient sur les conséquences néfastes. Ces bénéfices incluent des milliards en redevances pour les différents ordres de gouvernement et la création d’emplois au cours des 41 ans de vie projetée de la mine.

Frontier serait donc dans l’intérêt du public. Cela soulève bien des questions sur la définition de cet intérêt public par le panel constitué des gouvernements fédéral et provincial de l’Alberta.

Les Premières Nations qui seront gravement affligées par ce projet ne font-elles pas partie du public dont l’intérêt est censé orienter les décisions ? 

En 2018, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) n’a-t-il pas estimé que pour donner au monde 50 % de chances de maintenir les conséquences du réchauffement climatique sous un niveau jugé sécuritaire, la production de pétrole devait être réduite de façon draconienne et rapide ? Si cette définition de l’intérêt public n’inclut pas tous les publics ni nos perspectives de survie à moyen et à long terme, que vaut-elle ?

Un projet fragile

Les bénéfices estimés de Frontier pourraient même avoir été largement surestimés. La viabilité économique du projet est calculée sur une moyenne de 95 $ US le baril, alors qu’il n’a pas dépassé 75 $ US depuis la chute du prix du pétrole en 2014.

Dans son rapport annuel de 2018, l’entreprise elle-même reconnaissait qu’il existe une incertitude quant à la viabilité économique du site du projet Frontier. Considérant son espérance de vie de 41 ans, Teck Resources spécule sur le fait que le monde ne fera pas de transition vers les énergies propres de sitôt.

Le nettoyage du site et la restauration des milieux naturels après la fermeture de la mine ne semblent pas avoir été pleinement considérés.

Au moment où nombre d’entreprises affirment ne pas avoir la capacité de payer pour le nettoyage des sites après l’extraction des ressources, il persiste un risque que les gouvernements assument une fois de plus la facture. Cela soulève de sérieuses questions quant à la responsabilité environnementale.

Si les bénéfices de l’exploitation d’une ressource ne peuvent permettre d’assumer les coûts de sa restauration, qui paie réellement le prix de l’extraction ?

Incompatible avec les cibles canadiennes

Lors de l’accord de Paris en 2015, le Canada a réaffirmé ses cibles de réduction des gaz à effet de serre de 30 % par rapport aux niveaux de 2005 d’ici à 2030, et de 80 % d’ici à 2050. Cela signifie que le pays ne peut plus émettre que 168 mégatonnes de GES par an d’ici à 2050. Il est attendu que la mine Frontier génère à elle seule 4,5 mégatonnes de GES par an.

De plus, le projet rendrait impossible le respect de la loi adoptée en 2016 en Alberta sous la première ministre Rachel Notley, qui vise à limiter à 100 mégatonnes les émissions annuelles en provenance des sables bitumineux.

Selon l’Institut Pembina, les émissions atteindront 131 mégatonnes si l’on inclut les projets déjà approuvés. En comptant également les projets en cours d’approbation tels que Teck Frontier, les émissions annuelles s’élèveraient à 167 mégatonnes. Aussi bien dire que l’Alberta aura abdiqué toute responsabilité dans la mitigation des changements climatiques.

Un moment charnière

Alors que le gouvernement fédéral doit trancher sur le sort de Teck Frontier d’ici la fin du mois, l’importance de ce moment charnière apparaît clairement à tous les acteurs, y compris à l’un des principaux défenseurs du projet Frontier, le premier ministre de l’Alberta Jason Kenney. Ce dernier a affirmé il y a quelques jours que « si le projet ne va pas de l’avant, ce serait une indication claire qu’Ottawa veut abandonner les sables bitumineux ».

Teck Frontier semble être le premier test décisif de la détermination du gouvernement libéral de Justin Trudeau, élu notamment sur la promesse de rendre le Canada carboneutre d’ici 2050.

On ne peut sérieusement prétendre à la fois vouloir atteindre la carboneutralité d’ici 2050 et approuver ce mégaprojet qui permettrait d’extraire 6 millions de tonnes par année et nous enfermerait dans l’exploitation des énergies fossiles jusqu’en 2067.

Considérant la grande fragilité économique du projet Frontier, son incompatibilité avec les objectifs de réduction des émissions de GES et la perte irréversible de patrimoine naturel et culturel, Frontier ne doit pas aller de l’avant.

Il est temps de signifier notre refus sans équivoque de ce projet insensé. La mobilisation du public doit planter le dernier clou dans le cercueil de Teck Frontier.

Formation en désobéissance civile

La formation à la désobéissance civile offre des ateliers pédagogiques gratuits pour former et accompagner les participant.e.s dans leur apprentissage de la résistance non violente et leurs donne les outils pour participer à l’action de désobéissance.

Elle s’adresse à tous, mais en particulier aux personnes qui souhaitent se rebeller et s’engager avec Extinction Rebellion.